Le syndrome Treacher Collins

Le syndrome de Treacher-Collins est une maladie présente dès la naissance (congénitale). Il est la conséquence d’une anomalie génétique qui entraîne, au cours de la vie embryonnaire, un mauvais développement de certaines structures de la face.

Les personnes atteintes ont des malformations plus ou moins importantes du visage, des oreilles et des yeux. Les malformations peuvent retentir de manière importante sur l’aspect du visage et être à l’origine d’une surdité. Il porte le nom de l’ophtalmologiste qui l’a décrit pour la première fois en 1900, Edward Treacher Collins, mais est aussi appelé syndrome de Franceschetti-Klein ou dysostose mandibulo-faciale sans anomalies des extrémités.

Combien de personnes sont atteintes de ce syndrome ? Est-il présent partout en France et dans le monde ?

Sa prévalence (nombre de malades dans une population donnée à un moment précis) n’est pas connue avec exactitude, mais on estime qu’il toucherait 1 nouveau-né sur 50 000, ce qui représente environ 16 nouveaux cas par an en France. La maladie touche aussi bien les filles que les garçons, quelle que soit leur origine géographique.

A quoi est-il dû ?

Le syndrome de Treacher-Collins est dû à l’altération (mutation) de certains gènes.

Les gènes sont des portions d’ADN, la substance qui constitue les chromosomes et contient notre patrimoine génétique. Un gène équivaut à un « code » qui donne les instructions pour produire une protéine. Les protéines sont des molécules aux fonctions très variées, qui sont essentielles au fonctionnement normal des cellules et de l’organisme en général.

Les gènes impliqués dans ce syndrome sont :

– le gène TCOF1, dont plus de 130 mutations différentes ont été identifiées chez des personnes atteintes du syndrome de Treacher-Collins. Il est situé sur le chromosome 5 et Le syndrome de TreacherCollins Syndrome de Franceschetti-Klein Dysostose mandibulo-faciale sans anomalies des extrémités

Cette fiche est destinée à vous informer sur le syndrome de Treacher-Collins. Elle ne se substitue pas à une consultation médicale.

Elle a pour but de favoriser le dialogue avec votre médecin. N’hésitez pas à lui faire préciser les points qui ne vous paraîtraient pas suffisamment clairs et à demander des informations supplémentaires sur votre cas particulier.

En effet, certaines données contenues dans cette fiche peuvent ne pas être adaptées à votre cas : seul votre médecin peut vous donner une information individualisée et adaptée.

– les gènes POLR1C et POLR1D, situés respectivement sur les chromosomes 6 et 13, qui contiennent les codes pour fabriquer les protéines RPAC1 et RPAC2. Ces trois protéines (Treacle, RPAC1 et RPAC2) jouent un rôle clé lors du développement de l’embryon (embryogenèse), particulièrement dans la formation du visage.

Quelles en sont les manifestations ?

Le syndrome de Treacher-Collins se manifeste par des malformations plus ou moins importantes du visage, des oreilles et des yeux. Les conséquences de ces malformations varient avec l’âge. Il peut s’agir de difficultés pour respirer, s’alimenter, entendre ou articuler et de conséquences esthétiques. Il n’y a pas de malformations au niveau du cerveau et les personnes atteintes n’ont pas de déficit intellectuel. L’atteinte peut être très différente d’une personne à l’autre, même au sein d’une même famille. Elle est parfois si légère qu’elle n’est jamais diagnostiquée. Parfois, au contraire, les malformations sont très sévères et mettent la vie des nouveau-nés en danger.

Des traits du visage souvent caractéristiques

Les personnes atteintes ont souvent des traits particuliers, avec le bas du visage (mâchoires et menton) peu développés, des pommettes très plates, des paupières obliques vers le bas et l’extérieur du visage donnant l’impression d‘yeux « tombants » et souvent des os du nez assez développés. Ces caractéristiques peuvent être très peu marquées ou, au contraire, reconnaissables dès la naissance.

Malformations de la mâchoire et du palais

La mâchoire inférieure et le menton sont souvent petits (micrognathisme) et parfois en retrait (microrétrognathisme). Les personnes peuvent avoir du mal à ouvrir la bouche en grand et à mastiquer, car l’articulation de la mandibule avec le crâne (articulation temporomandibulaire) est souvent malformée. Certaines dents peuvent ne pas pousser (agénésies dentaires), se chevaucher ou être mal implantées. Près d’une personne sur trois a aussi des malformations du palais, qui peut être trop creusé ou fendu, et/ou du voile du palais qui peut être fendu (fente vélaire ou palato-vélaire), trop court ou ne pas avoir une mobilité correcte.

Anomalies des paupières

Les paupières du haut sont tombantes du côté des tempes. Cela donne l’impression que les yeux sont légèrement inclinés vers le bas et l’extérieur du visage (orientation antimongoloïde des fentes palpébrales). Les paupières inférieures peuvent être creuses, parfois légèrement fendues (colobome palpébral) et sont souvent dépourvues de cils par endroits.

Malformations des oreilles

Chez quatre personnes sur cinq, la partie visible des oreilles (le pavillon) est mal ourlée, repliée, voire quasiment ou complètement absente (microtie ou anotie). Les conduits auditifs peuvent alors être très étroits ou absents. Les malformations peuvent aussi toucher les petits os situés dans l’oreille moyenne (osselets), entraînant un déficit auditif dit « de transmission »

les conséquences ?

Les difficultés respiratoires

En raison des malformations de la face, les voies respiratoires supérieures (narines, fosses nasales, arrière-gorge) sont étroites. De plus, l’ouverture de la bouche est limitée et la petite taille de la mâchoire fait que la langue occupe une place trop importante et trop en arrière dans la gorge (glossoptose).

Tout cela concoure à une obstruction au passage de l’air lors de la respiration. Les difficultés respiratoires sont surtout importantes chez le nouveau-né et le nourrisson, en particulier lorsqu’il dort et est couché sur le dos. Elles peuvent se manifester par des ronflements, des pauses de la respiration (apnées) ou une respiration trop faible (hypopnée). Elles gênent également la tétée et peuvent empêcher l’enfant de s’alimenter correctement.

Parfois, la gêne respiratoire est peu apparente et ne survient que lorsque l’enfant dort, c’est pourquoi, en cas de doute, un examen appelé polysomnographie peut être réalisé .

Si l’obstruction est très importante, il peut être nécessaire pour permettre à l’enfant de respirer correctement, de court-circuiter les voies aériennes supérieures trop étroites en réalisant une ouverture permanente au niveau du larynx (trachéotomie).

Chez certains enfants, les orifices qui permettent le passage de l’air dans les fosses nasales (choanes) sont très étroits, voire, exceptionnellement fermés (atrésie des choanes).

Cette malformation est repérée dès la naissance lorsque la petite sonde qui est passée dans les narines du nouveau-né butte sur un obstacle. Une assistance respiratoire doit alors parfois être mise en place en urgence.

Avec la croissance et grâce aux interventions chirurgicales, les voies aériennes deviennent moins étroites. Chez les enfants plus grands puis chez les adultes, les difficultés respiratoires sont moins importantes mais une gêne peut persister, se manifestant par des ronflements ou des apnées du sommeil.

Les difficultés pour s’alimenter

Chez les nourrissons, l’obstruction respiratoire et les anomalies du palais peuvent gêner la tétée. L’enfant boit lentement et se fatigue vite. Il peut avoir du mal à prendre du poids. Pour certains, il est préférable de remplacer temporairement le sein ou le biberon par une sonde apportant directement l’alimentation dans l’estomac.

En cas de fente du voile du palais, l’utilisation d’une tétine spéciale peut aider, en attendant qu’une intervention chirurgicale correctrice soit réalisée. Peu à peu, avec l’introduction des aliments solides et, si besoin, la prise en charge chirurgicale, l’alimentation se fait plus facilement. Les difficultés disparaissent habituellement aux alentours de l’âge de deux ans.

Plus tard, la mastication peut cependant être difficile en raison des problèmes d’articulé dentaire ou de la limitation de l’ouverture de la bouche.

La surdité

Environ 30 à 50 % des personnes atteintes du syndrome de Treacher-Collins ont une gêne auditive, plus ou moins importante. La surdité doit être dépistée à la naissance comme chez tous les nouveau-nés.

Elle est souvent difficile à identifier chez le jeune enfant. Elle peut se manifester par l’absence de réaction à certains bruits ou le retard dans l’apprentissage de la parole. Elle a des conséquences importantes sur le développement du langage et sur les possibilités de communication avec les autres ; c’est pourquoi elle doit être systématiquement recherchée et faire l’objet d’une prise en charge précoce dès les premiers mois de vie.

En effet, la perte d’audition est due aux malformations de l’oreille externe ou moyenne, mais l’oreille interne ainsi que le nerf auditif et les régions du cerveau qui permettent de percevoir les sons sont normaux.

L’appareillage auditif est très efficace dans ces formes permettant de retrouver un bon niveau d’audition

Dans certains cas une correction chirurgicale de la malformation de l’oreille permet aussi d’améliorer l’audition. Les problèmes visuels Un tiers des enfants ont une déviation d’un œil (strabisme). Des problèmes de vue comme une myopie (mauvaise vision de loin), une hypermétropie (mauvaise vision de près) ou un astigmatisme (vision déformée) sont également possibles.

Ces troubles doivent être pris en charge dès le plus jeune âge. Par ailleurs, les anomalies de forme des paupières peuvent empêcher leur fermeture complète et entraîner une sécheresse de l’œil qui s’irrite et s’infecte plus facilement.

Quelle est son évolution ?

La sévérité du syndrome et son évolution sont très variables d’une personne à l’autre. Les malformations sont présentes d’emblée à la naissance et ne s’aggravent pas avec l’âge. Au contraire, la croissance et une prise en charge adaptée, notamment grâce à la chirurgie, aux aides auditives et à l’orthophonie (voir « Quelles sont les modalités de traitement des manifestations de ce syndrome ? »), permettent d’en réduire l’impact esthétique ainsi que les conséquences sur la respiration, l’alimentation, l’audition et le développement du langage (conséquences fonctionnelles). Ainsi, les enfants peuvent acquérir le langage à un âge normal ou avec un léger retard de quelques mois. Le développement général et intellectuel se fait normalement et en définitive, tous parlent et marchent normalement. Passé le cap de l’enfance, la plupart des personnes sont autonomes et indépendantes et mènent une vie pratiquement normale. Ce n’est que dans les cas les plus sévères que les difficultés d’alimentation et de respiration peuvent mettre la vie des nouveau-nés en danger.

Quels handicaps découlent des manifestations du syndrome ?

Les malformations touchent le visage et peuvent avoir des conséquences esthétiques marquées. Il peut en résulter une souffrance psychologique et un isolement de l’enfant qui a du mal à s’accepter et à se faire accepter, surtout dans les petites classes. Les enfants peuvent en outre avoir des difficultés pour communiquer, liées au déficit auditif et parfois à un retard de l’acquisition du langage. Le port d’une aide auditive permet de compenser le déficit auditif, mais peut, chez un enfant ou un adolescent, être mal supporté d’un point de vue psychologique. Les éventuelles difficultés visuelles (strabisme, myopie, hypermétropie ou astigmatisme) peuvent aussi retarder les apprentissages. Des aides techniques et des professionnels spécifiques peuvent être mobilisés pour aider ces enfants et leur famille à mieux gérer, au quotidien, ces situations de handicap.

Comment fait-on le diagnostic du syndrome de TreacherCollins ?

Parfois, le diagnostic est suspecté avant la naissance,

lors de l’échographie systématique réalisée au deuxième trimestre de la grossesse. Cet examen peut permettre de détecter des malformations, notamment du visage et des oreilles, mais n’est pas suffisant pour faire le diagnostic du syndrome de Treacher-Collins car des malformations similaires peuvent être retrouvées dans d’autres maladies. Une imagerie par résonnance magnétique (IRM) du fœtus peut être réalisée pour préciser les malformations. Chaque cas est discuté au sein d’un Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) qui regroupe des obstétriciens, des échographistes spécialisés, des généticiens, des médecins spécialisés dans les malformations et les maladies touchant le fœtus (fœtopathologistes) et des chirurgiens spécialisés de toutes les disciplines concernées. À l’issue de cette discussion, l’équipe pluridisciplinaire pourra proposer d’effectuer d’autres examens pour établir le diagnostic, évaluer la sévérité des malformations et prendre les meilleures décisions thérapeutiques.

Le diagnostic peut aussi être fait à la naissance ou peu après,

si un nouveau-né présente les malformations du visage et des oreilles caractéristiques du syndrome, surtout si la maladie est connue dans la famille. Lorsque les malformations sont très peu visibles, c’est parfois lors des examens réalisés pour comprendre l’origine d’une surdité ou encore si un autre cas apparaît dans la famille que le diagnostic sera suspecté. Enfin, il existe des personnes atteintes de formes très peu sévères, n’entraînant pas de manifestations gênantes et chez qui le diagnostic n’est jamais fait.

L’examen génétique permet parfois de confirmer le diagnostic. Le test génétique consiste, à partir d’un échantillon de sang, à rechercher des mutations dans les gènes à l’origine de ce syndrome. Il est réalisé dans des laboratoires spécialisés.

En quoi consistent les examens complémentaires ? À quoi vont-ils servir ?

Une fois le diagnostic fait, différents examens seront réalisés pour préciser les malformations et évaluer leurs conséquences sur la respiration, l’audition, la vision. Les examens radiologiques (imagerie) Des radiographies, un scanner et une imagerie par résonance magnétique (IRM) de la face, sont réalisés pour visualiser précisément les malformations des os de la face, de l’articulation temporo-mandibulaire et de l’oreille moyenne. Le scanner fonctionne avec des rayons X comme les radiographies classiques, les informations sont traitées par ordinateur. L’IRM permet, en plaçant le malade dans un appareil produisant un champ magnétique, d’obtenir des images en deux ou trois dimensions des organes. Ces examens sont indolores et peuvent être réalisés même chez un très jeune enfant. Comme ils nécessitent une immobilité totale, une anesthésie peut être nécessaire.

La polysomnographie (enregistrement au cours du sommeil)

Le but de cet examen est de rechercher des troubles de la respiration (apnées ou hypopnées) survenant au cours du sommeil. Pour réaliser la polysomnographie, l’enfant passe une nuit dans un centre spécialisé, en général avec l’un de ses parents. Pendant qu’il dort, il est filmé et des capteurs posés sur sa tête, son thorax et ses doigts, enregistrent son rythme cardiaque, ses mouvements respiratoires, la concentration en oxygène de son sang et son activité cérébrale (électroencéphalogramme). Cet examen est indolore et ne présente aucun danger.

Examens des oreilles et de l’audition

Les malformations des oreilles sont fréquentes au cours du syndrome de TreacherCollins. Les médecins spécialisés dans les troubles de l’audition de l’enfant (médecins ORL audiophonologistes) disposent de nombreux tests pour les étudier et en évaluer le retentissement sur l’audition :

L’otoscopie (examen visuel de l’oreille)

L’examen du pavillon et de la région autour de l’oreille à l’œil nu peut montrer des malformations du pavillon, un rétrécissement ou une fermeture du conduit auditif externe. Pour l’examen du conduit auditif externe dans sa globalité et du tympan, le médecin utilise généralement un microscope.

Les oto-émissions acoustiques (OEA)

Ce test rapide, facile à effectuer et ne demandant pas la participation active de l’enfant permet de vérifier le bon fonctionnement de l’oreille. En effet, à l’état normal, certaines cellules de l’oreille interne émettent des vibrations lorsqu’elles sont stimulées par un son: ces vibrations sont appelées oto-émissions acoustiques ou OEA. Pour le recueil des OEA, une petite sonde est placée dans le conduit externe de l’oreille ; elle émet le son qui sert de stimulation et enregistre les vibrations produites en réponse. Si le capteur perçoit des vibrations, cela signifie que l’oreille fonctionne bien. En revanche, si – comme pour la majorité des enfants atteints du syndrome de Treacher-Collins – aucune vibration n’est captée, des tests complémentaires doivent être réalisés.

Les potentiels évoqués auditifs (PEA)

La mesure des PEA permet d’étudier l’activité électrique du cerveau en réponse à un signal sonore d’intensité croissante. Elle ne demande pas non plus la participation active de l’enfant. Des sons brefs sont émis dans des écouteurs et la réaction du cerveau est enregistrée grâce à des capteurs électriques (électrodes) fixés sur le sommet du crâne et les lobes des oreilles.

Les tests d’audiométrie

Ces examens permettent de déterminer le seuil en dessous duquel la personne n’entend plus les sons (seuil d’audition). Il existe deux types de tests :

Les tests d’audiométrie tonale où des sons de fréquence variable (plus ou moins aigus) et d’intensité croissante (de plus en plus forts) sont envoyés :

– soit dans un écouteur. Dans ce cas le son est transmis dans l’air puis au travers de l’oreille externe et de l’oreille moyenne jusqu’à l’oreille interne : c’est la conduction aérienne ;

– soit par un petit vibrateur osseux posé derrière l’oreille. Le son fait vibrer les os du crâne et arrive directement dans l’oreille interne sans être transmis par l’oreille externe et moyenne : c’est la conduction osseuse.

Lorsqu’il existe une surdité de transmission, comme dans le syndrome de Treacher-Collins, les personnes perçoivent mieux les sons transmis dans le vibrateur osseux que ceux transmis dans l’écouteur.

les tests d’audiométrie vocale,

où l’appareil délivre des mots, à différentes intensités et la la personne doit les répéter. Cette méthode permet de déterminer à partir de quel niveau sonore (intensité) la personne peut comprendre la parole et permet d’évaluer le retentissement social de la surdité.

Les enfants de moins de 4 ou 5 ans ne peuvent pas être correctement testés avec les techniques d’audiométrie classique, audiométrie tonale ou vocale. Il est néanmoins possible de mesurer leur audition, grâce à l’audiométrie comportementale, qui se base sur l’étude fine des réactions du bébé pour déterminer s’il entend ou non les sons délivrés dans un écouteur ou dans un vibrateur osseux. Celle-ci doit être effectuée par un médecin ORL formé à cette pratique.

Évaluation de la vision

Même si les atteintes de la vue ne concernent pas tous les enfants, une consultation par un médecin ophtalmologiste est nécessaire pour dépister précocement une myopie (mauvaise vision de loin), une hypermétropie (mauvaise vision de près), un astigmatisme (vision déformée) ou un strabisme.

Le médecin évalue la capacité de chaque œil à voir (l’acuité visuelle) en utilisant des méthodes adaptées à l’âge. De plus, l’étude des mouvements des yeux (motilité oculaire), de la fixation et de la vision binoculaire permet de dépister et d’évaluer un strabisme.

En fonction des résultats, d’autres examens sont parfois nécessaires. Quand une anomalie est détectée, il est important de la corriger rapidement pour préserver les capacités de vision et éviter que l’œil atteint ne devienne amblyope .

Peut-on confondre cette maladie avec d’autres ? Lesquelles ? Comment faire la différence ?

Le syndrome de Treacher-Collins peut être confondu avec d’autres maladies également liées à des anomalies du développement de la partie inférieure de la tête chez l’embryon, et qui se manifestent par des malformations des oreilles et du bas du visage :

• le syndrome de Goldenhar,

dans lequel les malformations du visage, des yeux, des paupières (colobome de la paupière supérieure) et des oreilles ne touchent pas de la même manière les deux côtés du visage (atteinte bilatérale asymétrique ou atteinte unilatérale) et qui comporte en outre des anomalies des vertèbres ;

• le syndrome de Nager et le syndrome de Miller,

qui sont deux maladies génétiques entraînant des malformations bilatérales et symétriques du visage et des oreilles qui peuvent ressembler à celles rencontrées dans le syndrome de Treacher-Collins, mais également des malformations des extrémités des membres qui, elles, n’existent pas dans le syndrome de Treacher-Collins

• le syndrome de dysostose mandibulofaciale-microcéphalie par mutations dans le gène EFTUD2 :

les enfants atteints ont un retard de croissance et un retard mental qui ne se retrouvent pas dans le syndrome de Treacher-Collins.

(voir plus d’informations sur ces maladies sur le site Orphanet : www.orphanet.fr)